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Je suis né et vis dans un département français. Mais mon île et ses consœurs ne sont pas bien connues en Métropole.

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Un blog dédié à la représentation des DOM-TOM, de nos différentes façons de vivre, et la vision qu'il est donné de nous à travers les médias métropolitains,
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mercredi 18 janvier 2012

Les patronymes des esclaves

Avant l'abolition de l'esclavage en 1848, la question ne s'était jamais posée : les esclaves n'ayant pas de dénomination juridique n'avait d'autre dénomination qu'un simple prénom. Lorsqu'ils accèdent à la liberté et à la dignité, leur patronyme ne sera pas leur premier souci et son sens et sa portée leur échappe d'ailleurs totalement. Dès lors, l'administration coloniale s'est retrouvée face à sa seul imagination, pour doter ces nouveaux citoyens d'une appellation pouvant valoir de patronyme.

Le plus souvent on continua à se contenter d'un prénom, les listes alphabétique antillaises en regorgeaient et, les plus fréquents étant ainsi en Martinique les Jean-Batiste, Joseph, Jean-Louis, Edouard ...
Des prénoms souvent rares comme Polydore ou Pollux ; des prénoms féminin parfois (prénom d'une mère ou d'un maîtresse) comme Adelaïde en Martinique ou Leocadie  à la Réunion.

D'autre fois le fonctionnaire s'en remettait à la réponse faite par l'ancien esclave à l'une de ses question, notamment sur la composition de la famille. celui qui répondait: "Il y a moi, Antoinette et les enfants" pouvait devenir Antoinette ; un autre répondait "Je suis seul", allait repartir chez lui sous le nom de "Tousseul". Des expressions ont aussi donné Parodnipade (pardonne moi mon père) et même jusqu'à vingadansalon (vingts gars dans le salon) ...

Mais ce fût aussi en Guadeloupe des noms comme Zeus, Archimède, Jupiter, Gulliver ou à la Réunion de nombreux Fantaisie. Voilà encore des Vertueux, des Chantilly, ou même des Batman ...

D'autres métis, nés d'une mère indigène s'en sont tirés avec le nom de leurs père français, ou très souvent aussi celui de l'ancien maître les ayant affranchis. c'est sans doute pour cela que les Greaux et les Laplace sont si nombreux en Guadeloupe...
Plus insolite encore, seront les créations de l'administration coloniales postérieures, avec les curieux SNP, signifiant tout simplement "sans nom patronymique" que l'on rencontrera courramment en guyane, et qui se multiplieront en Algérie.

Le cas d'Henri Salvador : originaire de la Guadeloupe, il était fils d'un percepteur, et arrière petit-fils d'un charpentier, ancien esclave affranchi en 1833, et prénommé simplement Salvador.

Tout savoir sur votre nom de famille
marabout pratique
Jean-Louis Beaucarnot
le genealogiste le plus célèbre de France

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